Chères auditrices, chers auditeurs,
Avec la sortie du deuxième épisode, j’ai eu envie de vous parler un peu de moi (bon entre les narrations à la première personne et le blog, ça commence à faire beaucoup de JE, mais je pense que quand on écrit, on part de toute façon toujours de soi, alors autant l’assumer à 1000%).
Je suis dans ma trentaine bien entamée (très avancée même), et j’ai l’impression d’avoir vécu plusieurs vies, en rêve… comme dans le réel.
Avant de devenir artiste pluridisciplinaire, de me transformer en une raconteuse d’histoires, sur scène, derrière un micro, ou devant une caméra, j’ai travaillé pendant presque dix ans sur des satellites scientifiques en Allemagne. Comment j’en suis arrivée à faire mon premier métier? Et comment j’en suis venue à faire celui que je fais aujourd’hui? Et bien c’est certainement parce-que je suis quelqu’un qui rêve, beaucoup, et depuis toujours…
Avoir le rêve pour moteur
Chacun des projets que j’ai réalisés a commencé par un rêve. Depuis toute petite, je suis une vraie fan de SF, de fantastique, de contes, de mythes et de légendes. D’ailleurs, celles et ceux qui ont grandi à mon époque, ont peut-être regardé comme moi les épopées grecques et les péplums sur France 3 les jours fériés, mais aussi les séries où l’on peut glisser dans des mondes parallèles via un vortex, ou parcourir l’Univers et rencontrer de peuples inconnus en passant par une “Porte des Étoiles”…
Bref, si j’aime aujourd’hui les fictions qui traitent du quotidien et qui creusent les relations humaines, petite, j’aimais surtout ce qui partait très loin. Et s’il y avait des esprits, des extra-terrestres, des vampires, des êtres surnaturels ou de la magie, c’était encore mieux. J’adorais aussi les spectacles auxquels mes parents nous emmenait à la période de Noël. Ça avait l’avantage de semer des graines plutôt fertiles dans mon imaginaire d’enfant.
Quand j’étais bien éveillée, je chantais. Et parfois juste, je rêvassais. J’imaginais des spectacles entiers ou j’avais l’impression d’être à la fois sur Terre et dans les étoiles…
Si j’ai fini par travailler dans le spatial, c’est parce que c’était une façon pour moi de réunir la SF et le réel, le rêve à la vie, tout en faisant ce que l’on attendait de moi. Malheureusement, dans l’Industrie, même si j’ai vu de belles choses, même si j’ai appris et j’ai grandi, le réel, le système, le capitalisme et le patriarcat, ont fini par tuer progressivement le rêve. Et moi, j’ai besoin de rêver pour faire, alors je suis partie et j’ai pris mon rêve originel au sérieux.
Parce que rêver c’est aussi vivre
On se moque souvent des rêveurs et des rêveuses. On ne les trouve pas suffisamment ancrés dans le réel. Pourtant, l’un n’empêche pas l’autre. Personnellement, je suis capable de rester des minutes entières sur mon canapé à végéter, et puis tout d’un coup mon esprit part et s’autorise tout. J’ai besoin de moments de pause. J’ai besoin de ralentir. J’aime que mon esprit en profite pour vagabonder.
Parfois ça m’amène à agir pour mes projets et ce n’est pas pour me déplaire. Et d’autres fois, le rêve se suffit à lui-même. Tout n’a pas à être productif contrairement à ce qu’on voudrait nous faire intégrer. Rêver en soi, c’est déjà une action. Laisser libre cours à son imagination, ça fait partie de la vie et je pense que c’est nécessaire à l’être humain. Chez moi ça contribue à l’équilibre et au bonheur. Si je ne rêve plus, je ne suis plus. Alors…
Je choisis de célébrer le rêve, les rêveuses et les rêveurs
Dans l’épisode 2 “Rêveries diurnes”, j’ai décidé de parler de ces rêves qu’on peut faire sans attendre la nuit. Chez moi, ils peuvent partir loin (cf. mes références), mais ce n’est pas toujours le cas. Ils me permettent de m’imaginer une autre réalité en solo avant de la partager avec d’autres humains…
Pour découvrir l’épisode 2: “Rêveries diurnes” c’est par : ICI

Merci pour ce manifeste des rêveureuses !!!
” Tout n’a pas à être productif “. Suis d’accord. Je sais pas pour vous, mais quand je veux être productive avant tout, ça prend le dessus, ça donne pas d’images inspirantes, ça respire pas pareil. Les rêves ont une saveur qui se suffit !
Merci pour le voyage en rêverie tendre !!
Merci d’avoir pris le temps de l’écouter Marina! 🙂